La classique à Vincent



la classique à Vincent
la classique à Vincent :

La guitare à Vincent sera réalisée sur le même plan que celle à Philippe. La table d’harmonie est un épicéa flammé allemand hors catégorie. Il est stocké dans mon grenier ventilé depuis 7 ans.


la classique à Vincent
la classique à Vincent :

L’usinage du joint doit être particulièrement soigné : je réalise cette phase entièrement à la main, l’usinage se fait sur un abrasif collé sur la table en fonte de ma scie à ruban, qui sert ici de « marbre » référentiel. Un guide de perpendicularité est fixé par une équerre visée dans la table de la scie.

Les demi-tables sont repérées « Intérieur » / « Extérieur » pour plaquer soit le "I", soit le "E" contre le guide d’équerrage l’un à l’intérieur et l’autre à l’extérieur à fin d’obtenir des angles complémentaires. Cette méthode permet d’obtenir 180° même si le guide n’est pas tout à fait à 90°.


la classique à Vincent
la classique à Vincent :

Je vérifie la portée à la lumière en juxtaposant les demi-tables : il ne doit pas y avoir de lumière entre chaque pièce. Je reprends l’usinage autant de fois que nécessaire, mais avec un bon coup de main, une ou deux fois et c'est bon!


la classique à Vincent
la classique à Vincent :

Maintenant que le joint est fait, j’assemble les demi-tables. Le joint a été enduit de colle Titebond. Il s’agit là d’une colle aliphatique et non pas vinylique. La colle vinylique blanche est très utilisée en ébénisterie mais très peu en lutherie car elle n’est pas assez dure une fois sèche. Un collage « mou » en lutherie est un collage dévoreur de vibrations ! Les colles aliphatiques permettent de réaliser des joints plus dur que le bois lui-même.

Je monte en premier lieu des traverses qui permettent aux demi-table de rester en ligne.


la classique à Vincent
la classique à Vincent :

Il y a donc 3 traverses et au plus prêt de chacune des traverses, je dispose les serre-joints qui compriment le joint, ainsi la table ne se déforme pas sous la pression des serre-joints.