Jim Grandcamp sur un modèle Osé

A l'occasion du passage de Michel Jonasz au Théâtre Casino de Bordeaux, j’ai eu la grande chance de rencontrer l’excellent guitariste Jim Grandcamp en backstage (un grand merci à Eric !). Ce fut, comme le dit si bien Michel Jonasz au début de son show, une soirée unique ! Et certainement inoubliable…

En effet , pour un modeste luthier comme moi, c’est un peu comme un grand oral et autant vous dire que j’en menais pas large. Heureusement, Jim m’a tout de suite mis à l’aise en balançant : « elle déchire, l’action sur ta manouche ! ». Ouf, me voilà un tantinet soulagé. L’action c’est déjà un bon point, mais le son…

Puis, quand il a commencé à se lâcher sur mon modèle Osé, je fus de suite plus à l’aise, quoique, tout ému d’entendre une de mes guitares sonner comme ça…. A vrai dire, mes avant bras ressemblaient  à un hérisson en effervescence, tant le jeu de Jim était impressionnant de richesse et de virtuosité. C’est là, d’un seul coup, qu’un grand moment d’humilité et de lucidité m’est tombé dessus comme une averse bretonne, me trempant jusqu’à l’intérieur de la tête et laissant monter en moi une révélation : Ce n’est pas seulement le luthier  qui fait la guitare ! L’instrument, si bon soit-il, n’est rien sans le guitariste… c’est lui et lui seul qui peut dévoiler son âme !

L’entente musicale entre Jim et Guillaume a rendu ce bœuf très professionnel et cohérant. Quant au son, il s’agissait d’un appareil photo basique, mais l’étroitesse de la loge a permis de rendre l’ensemble assez audible.

A la fin du morceau, Jim est surpris de sentir de l’air sortir de l’ouïe sur l’éclisse. Cela va me permettre d’écrire un petit article technique sur la compression des tables d’harmonie et la circulation de l’air comprimé à l’intérieur de la caisse d’une guitare.



08/01/2012
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